Alors c'est ça l'amour ? Quelques mois de bonheur et des années à pleurer, à essayer d'oublier alors qu'on sait que jamais on y arrivera. Avoir une telle envie de mourir quand on pense à celui qu'on aime, qu'on sait que jamais on arrivera à vivre sans lui, mais qu'en même on a ce stupide espoir qu'un jour il revienne. Cet espoir qui nous ronge jusqu'au tout petit vaisseau sanguin. Cet espoir qui fait qu'on se dit que ce n'est qu'un mauvais rêve qu'en fait jamais il nous a quitté. Moi Bill Kaulitz j'en suis réduit à ça. Jusqu'à présent je vous ai menti sur ce qui m'arrivait. l'automutilation. Je suis à tel point désespéré que j'espère depuis un an mais l'automutilation ne m'aurait jamais rien apporté, à part me faire virer du groupe. Alors, je suis juste réduit à être un pauvre type vivant au crochet du moindre regard que Tom peut me lancer. A le regarder vivre pendant que je m'oublie, mais qu'importe c'est lui le plus important. J'ai l'impression d'être une groupie, je ne vis que pour lui et en même temps je vis par lui. Je suis pourtant presque une chose pour lui. Une chose avec laquelle il peut coucher quand il le désire puisque je me laisse faire, je ne dis jamais rien, profitant de son odeur, de son corps contre le mien, de ses lèvres sur mon corps et de ses mains qui glisse sur moi malgré le fait qu'elle soit abîmé par les années de guitare qu'il a derrière lui. Il sait que jamais je n'ai cessé de l'aimer. Je doute qu'il m'ait aimé mais peut m'importe de n'avoir été qu'un jouet sexuel. Je l'aime trop depuis si longtemps. Aimer son frère ... Pourtant mon inconscient devrait me l'interdire, mais nan rien, cet amour est si fort que rien ne peut l'empêcher. Alors je suis soumis, aliéné à mon propre frère. Gustav et Georg m'ont déjà fait remarqué que je ressemblais à un petit chien suivant son maître. C'est vrai. J'obéis, j' « opine du chef » dès qu'il formule le moindre désir. Je ne fais rien d'autre que dire oui à tout ce qu'il veut. Tom a toujours été le dominant même dans notre relation de frère. Il décidait et j'exécutais. C'est pareil maintenant sauf que c'est pire, je suis encore plus dépendant.
Bon oui je prends de la drogue, mais je vous ai menti sur les quantités. Je n'en prends que lorsqu'il me manque de trop. Alors certes, je ne vous mentirais pas, je suis dépendant, je ne peux plus m'en passer. Parce que le problème existentiel qui se pose à moi c'est qu'il me manque constamment. J'en prends donc généralement une dose le matin pour tenir toute la journée.
Reprenons alors du début si vous voulez bien m'excuser de tous ces mensonges. Nous sommes sortis 11 mois ensemble. Et puis il m'a annoncé que c'était fini, aucun expression sur son visage, d'ailleurs, je pense qu'il n'a rien ressenti ce jour-là ni les suivant. Jamais je n'ai vu Tom affichait la moindre once de tristesse alors encore moins pleurer. Moi par contre ... D'après Gustav j'ai pleuré cinq jours, nuit et jour, sans arrêt. J'avais tout fermé, je n'ai rien mangé. J'ai bu une bouteille d'eau d'un litre je crois en cinq. J'étais tellement perdu que j'avais perdu toute notion du temps, comme si j'étais plongé dans un temps hors temps, pourtant c'est impossible.
Aujourd'hui, Tom et moi n'avons jamais reparlé de notre séparation. Je sais que pour lui tout est plus clair que jamais. Pourtant je me plaît à imaginer voir dans ses yeux une étincelle, cette étincelle qui me ferait croire qu'il m'aime, que je lui manque, qu'il me désire vraiment, mais je m'imagine car rien de tel n'arrive en réalité. J'ai une imagination tellement débordante il faut dire. J'ai même cru l'entendre pleurer la semaine dernière. Mais Tom Kaulitz ne pleure jamais ! Tom est fort, courageux, viril. Je ne suis qu'une mauviette, un faible, qui pleure tout le temps. Je me plains tout le temps aussi. Gustav en a tellement marre qu'il refuse de m'ouvrir la porte de sa chambre, je me plains même à vous.
Aujourd'hui c'est Noël. Tom adore le jour de Noël. Il a toujours hâte d'ouvrir son cadeau parce qu'il sait toujours ce que je lui offre. On s'achète toujours la même chose, sans exception. Cette année ce sera une gourmette. A son nom. L'ancienne a cassé il y a quelques mois, le mienne aussi. Je sais donc que moi aussi j'aurais la même gourmette. Seul le nom changera et parfois les styles changent mais on a toujours la même idée. Je ne sais pas comment ça va se passer cette année. Normalement le 25 au matin, Tom vient me réveiller mais avec tout ce qu'il s'est passé je ne sais pas s'il va le faire. Il est 7h, Tom ne doit pas être encore réveillé, il ne le sera que dans une heure minimum.
(...)
Je sens un mouvement dans ma chambre. Quelqu'un s'approche. Un souffle d'air frais vient me faire frissonner. Puis je sens un léger baiser au coin des lèvres.
- Joyeux Noël, petit frère !
- Joyeux Nöel Tom.
Il est quand même venu !!!
- Allez p'tit frère lève toi !! Je veux mon cadeau !!!
J'ouvre mes yeux lentement. Il est là, aussi excité qu'un gamin de cinq ans qui aurait vu le père Noël, mais il est si craquant comme ça. J'ouvre le tiroir de mon cheveux, prend le paquet et à peine ai-je eu le temps de le sortir qu'il est déjà dans les mains de Tom. Et mon cadeau attérit dans les miennes. Le même papier, le même ruban, la même étiquette. On l'a acheté au même endroit. La même boite aussi. J'ouvre ma p'tite boite. Sans surprise, une gourmette. Mais ...
Je relis plusieurs fois l'inscription. « Je t'aime pour toujours » ...
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Désolé pour l'attente
VOila enfin le chapitre ^^
BizouxXx les gens
dsl pour le moment je n'ai plus le temps de lire les fics